Pour manifester notre sagesse intérieure, il faut déjà trouver une des portes qui mènent à l’intérieur. Puis oser passer le seuil. Cheminer ensuite jusqu’à trouver cette sagesse, sans jamais douter un seul instant qu’elle sera au rendez-vous. Enfin, la rencontrer, l’accueillir, l’aimer… l’aimer comme elle est, être cette sagesse universelle pour pouvoir la rayonner autour de nous. Il ne suffit pas de dire ‘je m’aime’ en résonance avec une jolie image d’Epinal. Parfois, la sagesse c’est aussi être en désamour avec soi en pleine conscience, avec une tendresse infinie, en se souvenant que rien n’est jamais figé. L’idéal, la perfection, devenir notre propre héros ? Ces concepts peuvent être d’une utilité éphémère, lorsque nous n’avons pas encore fait les deuils des souffrances et douleurs passées, refoulées. Lorsque nous leur avons permis de devenir des coupes qui se remplissent à l’infini de nos manques, de nos espoirs, de nos projections… Stratégies inconscientes de compensation et humilité défaillante vont faire durer l’illusion.

La compassion envers moi-même implique que je reconnais d’abord ma propre souffrance. Ce n’est qu’ensuite que je pourrai ‘souffrir avec’ d’autres, au sens chamanique du terme, que je saurai ressentir la souffrance d’autrui et me faire guérisseuse ou guérisseur. Je serai alors à même d’accompagner les autres sur leur chemin, de les aider à alléger leur peine, à guérir leurs blessures. Pas de hiérarchie dans le grand cercle de la vie : nous sommes tous égaux – à tour de rôle, nous recevons, nous donnons, nous partageons.

La pleine lune de Wesak 2014 est l’occasion de traverser les voiles, de percer nos ombres d’un regard clair, impeccable et bienveillant à la fois. C’est le moment de réveiller l’impératrice, l’empereur, le leader intérieur et de s’engager à déconstruire cuirasses et façades érigées en remparts d’illusion contre les deuils encore inachevés, les souffrances occultées, les douleurs bâillonnées. Avec la dissolution progressive de l’attachement à des émotions peu aimables, vient le renoncement à la croyance aux relents judéo-chrétiens qui prône que la souffrance est nécessaire, donc utile pour grandir. Maintenant ou jamais, laissons derrière nous les conditionnements passés. Nous comprenons que si la douleur est inévitable, la souffrance est un choix. Une fois libres et responsables, il nous est enfin possible de devenir les créateurs conscients d’un monde en équilibre en choisissant d’alimenter émotions et croyances positives.

Les symboles attachés à la Lune et au Soleil de cette pleine Lune de Wesak sont fort intéressants au vu de ce qui précède. Le degré du Soleil parle d’un Indien chevauchant sa monture avec fougue, des scalps humains pendent de sa ceinture. Le même concept pourrait s’énoncer ainsi : Un chamane-passeur relié à la sagesse ancestrale, celle du cœur, a accompli sa mission d’ouvrir les consciences prêtes à être ensemencées avec de nouveaux paradigmes. Le degré symbolique pour la Lune dit qu’après avoir entendu un être inspiré donner un sermon sur la montagne, les foules rentrent à la maison. La complémentarité de ces deux symboles est évidente.

Alors - rendez-vous au sommet d’une montagne mercredi soir ! L’Univers nous attend et nous serons tout oreilles pour entendre, recevoir et percevoir ses sages messages !