Esclaves et affranchis
Aujourd'hui, l'humanité est divisée en deux camps. D'un côté, les adeptes de l'équation temps=argent: l'Occident; de l'autre, ceux qui savent que le temps n'appartient à personne: 70% au moins de la population mondiale. Les premiers, les apprentis-sorciers esclaves de l'argent, livrent un conflit permanent au temps. Pour le retenir (lorsque la conjoncture leur est favorable), le précipiter (pour encaisser tout tout de suite) et le manipuler (voir les technologies de pointe en matière de fécondation et d'accouchement, de production agricole et d'alimentation). Le conflit épuise, rend irritable, voire irrascible. On connaît la suite: écoute inexistante et arrogance, paternalisme et aveuglement, égoïsme et irresponsabilité. Aux dépens de ceux qui ne sont pas esclaves du temps, mais au contraire les affranchis du temps, donc de la modernité.

C'est quoi, la modernité? Une illusion, une convention, une calamité? Pour les affranchis, il ne s'agit guère que d'une écaille de l'Ouroboros, grande divinité cosmographique et géographique, serpent cosmique qui se mord la queue, à la fois créateur de la vie et du temps (1). Cercle dynamique, il se déroule en spirales au son de la mélodie de la Vie et devient enchaînement perpétuel des cycles de vies et de morts, émaillés de petites trilles de modernités. Pour les apprentis-sorciers dont la notion du temps est linéaire - et pour qui le serpent est l'instrument du mal! - tout a un début et une fin. Entre-deux, on croît, on développe, on progresse sans beaucoup de scrupules: c'est la loi du plus fort. L'évolution est ponctuée par des bornes mesurant le temps, marquées par les modernités de l'instant. Dans l'espace-temps du cercle cher aux affranchis, chaque être, chaque chose et chaque événement ont leur place, leurs droits et devoirs, leurs privilèges et responsabilités, leurs causes et effets. L'interdépendance qui en découle oblige à la solidarité et induit un système d'autorégulation sans qu'il y ait besoin de recourir à la force et aux menaces. La modernité devient l'instant présent, sans plus.

Etre ou avoir?
Introduite dans une démarche comparative avec le temps pour toile de fond, la modernité va déboucher sur la notion fondamentale de valeur. Sirop de grenadine ou Coca-cola? Sabots de bois ou baskettes Nike? Conversation en famille ou sit-com à la télévision? Pour les uns, l'avènement d'une culture unique, dictée par les acteurs de la mondialisation économique, permet de consommer gaiment pendant que les guerres, les famines et les catastrophes ont lieu ailleurs.... anéantissant les autres. C'était mieux avant ou maintenant? Une société doit-elle reposer sur l'être ou sur l'avoir? La réponse devrait aller de soi.
Au nom de quel système de valeurs l'Occident impose-t-il sa modernité en matière de développement et d'éducation au Tiers-Monde? Lorsqu'on affirme qu'un pays doit être développé et que la jeunesse à droit à l'éducation, que signifient ces termes? Erigés en vérité absolue, appliqués sans discernement, ces concepts aboutissent à la destructuration de régions entières sur les plans sociaux, économiques et culturels. Dans combien de régions du Sud, l'introduction de méthodes agricoles inadaptées n'at-elle pas rendu les communautés locales concernées dépendantes autant des tiers-mondistes bien intentionnés que de l'industrie agrochimique? Donc, esclaves.... A l'heure du cybermonde, nous assistons en silence à la disparition rapide du vaste patrimoine mondial des traditions et du savoir ancestral, phénomène imputable à une tranche influente d'apprentis-sorciers: la tradition orale est reléguée au rang de folklore, l'acquisition informelle - non académique - du savoir n'est pas reconnue. La science officielle, avec ses paramètres limités, mettra souvent des années pour "découvrir" ce que les affranchis de la modernité savaient depuis longtemps déjà! Dans son excellent ouvrage, le Serpent cosmique, le scientifique Jérémy Narby (2) raconte la connaissance approfondie de l'ADN, entre autres, que possèdent les populations illettrées de l'Amazonie péruvienne. Dans un autre domaine, des appareils à la technologie sophistiquée photographient aujourd'hui les méridiens d'acupuncture dont la simple évocation suscitait la risée des descendants d'Hippocrate il n'y a pas si longtemps. Sans parler des Dogons du Mali dont les ancêtres ont gravé dans les falaises de Bandiagara le parcours de l'étoile Sirius et de ses satellites (3), invisibles à l'oeil nu, avec indication de la durée de leurs cycles respectifs.... sans téléscopes ni ordinateurs. Modernité rimerait-elle aussi avec complexe de supériorité?

L'humanité, les fesses entre deux chaises
La science et les théories qui lui appartiennent sont, on le sait, en perpétuel changement. Le critère de falsifiabilité, qui est au coeur de toute entreprise scientifique, a rendu possible la remise en question et l'invalidation de théories qui étaient considerées inébranlables quelques décennies auparavant. Cette réalité illustre le caractère relatif de la modernité et met aussi le doigt sur la vision dogmatique et illusoire de "la" verité scientifique.
Ainsi, il y a quelques siècles, certains chercheurs auraient fini au bûcher pour leurs idées; il y a quelque temps encore on les aurait mis au ban de la communauté scientifique pour ces mêmes idées. Mais aujourd'hui, grâce à l'évolution des mentalités et aux innovations technologiques, il devient difficile de continuer à réfuter ou à marginaliser certaines conceptions et les penseurs les ayant révélées au monde.
Parmi ceux-ci, Rupert Sheldrake (4), docteur en biochimie et scientifique d'avant-garde lié au Esalen Institute (5) de Californie, est à l'origine du concept des champs morphogénétiques. Ces champs s'organisent dans et autour de tout système autonome - comportemental, social, culturel, mental, etc. - et possèdent une mémoire propre transmise par des systèmes similaires antécédents grâce au principe de résonance. Ainsi, à l'intérieur d'une certaine fréquence temporelle, c'est le même plan d'architecte que l'histoire répète cycliquement. Aussi longtemps que ce schéma s'autodynamise - en s'épuisant petit à petit cependant - le génie de la modernité va se contenter de répéter les mêmes scénarios dans chacun des camps ennemis: celui des apprentis-sorciers et celui des affranchis. Une habitude se crée. Elle va ronronner jusqu'à l'irruption du chaos, événement incontournable lorsque l'inertie de l'habitude devient assez lourde pour déclencher le passage au tour de spirale supérieur. Notre serpent connaît un soubresaut - un accident appelé saut quantique - qui libère un instant de vide propice à la création de nouveaux possibles: une écaille de modernité aux titres de noblesse?
De manière complémentaire, la théorie quantique découvre avec le physicien danois Niels Bohr (6) que toutes les particules associées à un moment donné restent mystérieusement en contact, quel que soit leur éloignement par la suite. Sans qu'il y ait de signal voyageant entre les particules subatomiques, ce qui arrive à l'une affectera l'autre. Ainsi, la notion d'espace/temps est dépassée. S'il n'est plus possible de raisonner en matière de vitesse de la lumière, il va falloir se tourner vers le physicien David Bohm (7): d'après lui, ce qui a trait à la notion d'espace-temps ne concerne que le monde physique dans sa manifestation. L'origine de cette manifestation est issue d'une autre réalité, un ordre implicite, qui rejoint le concept des mystiques. En 1975 déjà, un autre phyicien, Fritjof Capra (8), ouvrait la voie avec "Le Tao de la Physique" (éd. Sand, et "Le temps du changement, science-société-nouvelle culture" du même auteur, éd. du Rocher) vers une réconciliation entre la science et la sagesse orientale, talonné par Jean Charon (9), père de la psychophysique.
L'émergence de l'évidente existence d'une intelligence cosmique, que d'aucuns appellent Dieu ou Grand Esprit, ouvre la porte sur une vision harmonieuse et cohérente de l'univers, o— même la modernité va changer de visage et devenir un facteur d'unification au lieu de division.
Pourquoi cela se passe-t-il aujourd'hui? Entre 1987 et 2012, l'humanité franchit le seuil séparant deux cycles de 25'626 ans, correspondant au temps de rotation de l'axe terrestre sur lui-même ainsi qu'au compte sacré des jours et des cycles du calendrier maya (cinq Grands Cycles de 5125 ans ou 13 baktuns chacun)(10). En termes d'espace, notre système solaire entre dans la Bande photonique, une sorte de Voie lactée à l'échelle galactique, dont la spécificité est la très haute fréquence vibratoire de ses particules de lumière. Sur le plan astronomique, nous pénétrons un espace-temps marqué par une inversion énergétique programmée pour décembre 2012, lorsque le soleil solsticiel, aligné sur le Centre galactique franchira l'équateur galactique. Que nous le voulions ou non, nous sommes pris dans l'essoreuse: le soubresaut du serpent! Tout est possible, même et surtout une réconciliation concrète, officielle et vulgarisée entre la science et le sacré, le visible et l'invisible, la matière et l'énergie. Dans ce contexte, la modernité, autrefois source de division et critère de démarcation, acquiert peu à peu un potentiel fusionnel et catalysateur apte à induire un changement de conscience de l'humanité.

Inventer une modernité moderne
Quel programme! Ouvrons l'oeil et le bon. Que voyons-nous? Médecines douces et allopathie sous un même toit de manière généralisée et approuvée par la Santé publique. Guérisseurs et chirurgiens assis en amis autour de la même table. Agriculture et production alimentaire en harmonie avec la nature. Ecologistes nommés bras-droits des PDG. Politiciens au service du peuple et non de la finance internationale. Instauration de vraies démocraties basées sur le consensus et non sur l'oppression des minorités par les majorités. Abolition des armées grâce à l'autorégulation des sociétés. Effacement des dettes du tiers-monde, répartition spontanée des richesses. Education publique basée autant sur la pratique des valeurs humaines que sur l'apprentissage des disciplines scientifiques. Guérison de la peur. Dignité et respect retrouvés. La liste est sans fin...
Une utopie? Et pourquoi donc? Nous venons de voir que tout est possible: pourquoi le meilleur ne se matérialiserait-il pas? Pourquoi les anciennes habitudes néfastes ne seraient-elles pas en phase d'épuisement? Ne sommes-nous pas en pleine apocalypse, en plein chaos, terrain propice à la germination de nouvelles valeurs? Il y a une quarantaine d'années déjà, à Auroville en Inde, Mère, la compagne d'Aurobindo (11), disait: "Souviens-toi que tu es à une heure exceptionnelle d'une époque unique, que tu as cette grande joie, cet inestimable privilège, d'assister à la naissance d'un nouveau monde." Qui dit mieux en matière de modernité?

Cahin caha, l'humanité prend son élan pour donner vie à une nouvelle ère qui verra la destruction de valeurs et pratiques porteuses de mort à grande échelle. Les signes avant-coureurs d'une future réussite sont déjà là. En voici quelques manifestations:
Au Kenya, dans une région menacée par la sécheresse, des entailles herculéennes ont récemment été tranchées dans la roche à la main, afin de récupérer l'eau goutte à goutte dans un réseau de canalisations protégées de toute saleté et contamination animale ou humaine. Résultat: 250'000 personnes ont aujourd'hui de l'eau potable; l'écosystème est préservé (aucune machine n'a été utilisée); le défrichement de la forêt a été évité; la population est autonome (12).
Au Brésil, après avoir reconquis leurs terres accaparées par les colons et les chercheurs de minerai, plusieurs communautés Indios d'Amazonie se sont spontanément engagées collectivement à renoncer à l'alcool. Résultat: les anciennes valeurs, traditions et structures sont à nouveau respectées, avec pour conséquence une diminution drastique des actes de violence, la réinstauration d'un système de solidarité entre familles pour les tâches agricoles, constructions publiques et privées, et une résistance efficace contre toute tentative d'invasion, qu'elle vienne du gouvernement ou des chercheurs d'or (13).
Après le Canada (1983), l'Angleterre (plus de 20'000 personnes réparties en quelques 300 groupes) et la France (depuis 1994 en Ariège), les SEL (Systèmes d'échange local) (14) s'implantent même en Suisse. A l'origine, un Ecossais vivant dans l'Ouest canadien touché par la crise des années 80 invente les LETS (Local Exchange Trading System) pour rationaliser un autre moyen d'échange utilisé localement: le troc. Résultat: une redéfinition du travail sous sa forme actuelle, des rapports commerciaux réinventés et redimensionnés dans des proportions humaines, une revalorisation du travail et de la notion d'échange grâce au troc modernisé. Le mouvement Oasis en tous Lieux créé par Pierre Rabhi (15), agro-écologiste algéro-fran‡ais de renom, spécialisé dans la lutte contre la désertification, fait des émules à pas de géant dans le monde entier. Pour résister à la globalisation, les Oasis (unités formées de plusieurs familles indépendantes) en milieux urbain ou rural se regroupent en réseaux et produisent des aliments respectueux de la terre et des hommes. Résultat: excellent impact sur la santé physique et psychique, apprentissage de l'autonomie, guérison de l'équilibre entre la Terre-Mère et les humains.
Au Canada, Guylaine Lanctôt (16), auteur de La Mafia médicale (éd. Voici la Clef, B.P. 309, Waterloo, Québec) est à l'origine d'un mouvement de transformation socio-politique qui se propage comme un feu de brousse. Résultat: apprentissage de la désobéissance face aux systèmes castrateurs, de l'autogestion de la santé, notamment en matière de surconsommation, appropriation individuelle d'une véritable liberté intérieure, responsable et joyeuse.

Ces quelques exemples ne sont qu'un infiniment petit échantillonnage choisi pour être le porte-parole du vaste ensemble de démarches individuelles, projets communautaires réalisés ou en voie de l'être, mouvements et réseaux appartenant à une autre globalisation, celle de l'engagement pour les droits humains. On observe à l'heure actuelle une émergence d'une solidarité réelle à échelle mondiale. Il ne s'agit plus d'une solidarité dictée par des dogmes ecclésiasatiques ou masquant des tractations juteuses, mais d'un élan authentique de coeur à coeur qui se manifeste de mille manières différentes, souvent sans faire de bruit et d'autant plus efficace.
En Afrique du Sud par exemple, si la communauté internationale n'avait pas exprimé sa solidarité avec le peuple sudafricain par des actions concrètes (sanctions, manifestations, mouvements anti-apartheid, etc.), l'abolition de l'apartheid aurait encore tardé bien davantage. Malgré les difficultés que l'on sait, un gouvernement élu par le peuple a finalement accédé au pouvoir. Au terme de cinq ans de transition - une voltige entre reconstruction et compromis - ce n'est que maintenant que l'on peut réellement commencer à parler de liberté. Avant de passer le fauteuil présidentiel à Thabo Mbeki, Nelson Mandela a annoncé la prochaine grande tâche attendant le nouveau président: après la reconstruction matérielle, c'est au tour de la reconstruction de l'âme.
Nécessaire en Afrique du Sud, elle est urgente en Occident. Elle commence par l'éducation de petits et grands, au-delà des systèmes religieux ou politiques, basée avant tout sur le respect de l'être humain, de toute créature vivante et de la Création dans son ensemble. C'est dans cet esprit que l'UNESCO prépare pour septembre 2000 une conférence internationale à Puttaparthi au sud de Bengalore (Inde), résidence de Sathya Sai Baba(17), avatar discret à qui des centaines de milliers de personnes (toutes races et religions confondues) venues des quatre coins du monde rendent visite chaque année. En sa présence, seront élaborés des programmes d'éducation basés sur les Valeurs humaines telles qu'elles sont enseignées dans les écoles Sai. En Australie, 500 établissements scolaires publics ont déjà incorporé ces enseignements dans leur curriculum.

Au 3e millénaire, la modernité ne sera plus imposée aux masses par les apprentis-sorciers. Elle naîtra spontanément dans la rue, sous forme d'un état d'esprit et de conscience créant un climat générateur de paix, d'harmonie, de beauté et - risquons le mot - d'amour. Combien de générations faudra-t-il pour que cette modernité-là voie le jour? Avant chaque décision, nos frères Amérindiens en examinent les conséquences sur les sept générations à venir. Ne sont retenus que les projets, solutions et idées libres de tout impact négatif prévisible, et même exemptes de la moindre hésitation ou incertitude au moment du choix. Et si nous adoptions ce précepte? Malgré les déchets radioactifs, la pollution chimique et électro-magnétique, malgré le déséquilibre omniprésent, il n'est jamais trop tard. Créons dès maintenant une nouvelle peau aux écailles de couleurs et de lumière, dans laquelle le Serpent du temps se glissera avec délice. Et attelons-nous à la construction d'une modernité dont nos descendants se réjouiront!

Marie-Noëlle Anderson

Article paru dans les Cahiers Nord-Sud XXI, mars 2000

(1) Ouroboros - Dictionnaire des Symboles, Jean Chevalier et Alain Gheerbrant, Robert Laffont, éd. originale 1969.
(2) Jérémy Narby est docteur en anthropologie de l'Université de Stanford. Il travaille pour l'organisation d'entraide "Nouvelle Planète". Publications: Indigenous Peoples: Fieldguide for Development (en collaboaration avec John Beauclerk et Janet Townsend), Oxford: Oxfam, 1988; Amazonie, l'espoir est indien, Favre, Paris, 1990; La vision des autres. Les amérindiens et la "découverte" des Amériques, Fribourg: Saved, 1992; Le serpent cosmique, l'ADN et les origines du savoir, Georg, Genève, 1995.
(3) The Sirius Mystery, Robert K.G. Temple, Sidwick and Jackson Ltd., London, 1976; le Renard pâle, Marcel Griaule et Germaine Dieterlen, Institut d'Ethnologie, Musée de l'Homme, Paris., 1965.
(4) Rupert Sheldrake (né en Angleterre en 1942) a étudié les Sciences naturelles à l'Université de Cambridge et la philosophie à Harvard. Docteur en biochimie de l'Université de Cambridge. Chercheur en biologie cellulaire (vieillissement), développement et physiologie des plantes, d'abord pour la Royal Society de Cambridge, puis pour l'ICRISAT (International Crops Research Institute for the Semi-Arid Tropics) à Hyderabad, Inde. Auteur, entre autres, de A New Science of Life, The Rebirth of Nature, Inner Tradition, Trialogues at the Edge of the West (avec Terence McKenna et Ralph Abraham), Bear & Company, Santa Fé, 1992.
(5) Esalen Institute, Big Sur, Cal., centre fondé en 1962 pour une éducation alternative dans un but d'exploration des capacités humaines non-réalisées et de transformation personnelle et sociale; lieu de rencontre entre l'Orient et l'Occident, entre scientifiques, penseurs, artistes et philosophes de renommée internationale.
(6) Niels Bohr (1885-1962), physicien danois né à Copenhague, Prix Nobel (1922) pour sa théorie sur la structure de l'atome; auteur du principe de la complémentarité. Auteur de La Physique atomique et la description de la nature (Atomic Physics and the Description of Nature); Physique atomique et connaissance humaine (Atomic Physics and Human Knowledge), Deno‰l et Folio, Paris.
(7) David Bohm (1917-1992), physicien britannique, auteur de la notion d'ordre impliqué, selon lequel chaque partie de l'Univers contient l'Univers dans son ensemble enveloppé en son sein, dont on trouve une analogie dans la technique de l'holographie. Auteur de Wholeness and the Implicate Order, Routledge et Kegan Paul, Londres, 1980; Quantum Theory (Théorie des quanta), Prentice- Hall, New York, 1951. Lire aussi à ce sujet: The awakening of the earth. The global brain, Peter Russel, Ark, London, 1982, (en fran‡ais: La Terre s'éveille, Peter Russel, Souffle d'Or, Barret-le-Bas, 1989).
(8) Fritjof Capra (1897-1991), diplômé de l'Université de Vienne en physique théorique, a poursuivi sa carrière aux Universités de Paris, Californie, Santa Cruz, Stanford, au Collège impérial de Londres et à l'Université de Bekeley, Californie. Auteur de Le Tao de la Physique (Tao of Physics), Sand, Paris, 1985; Le Temps du Changement , Rocher, Paris, 1983.
(9) Jean E. Charon, physicien, ingénieur de l'Ecole supérieure de physique et chimie de Paris, spécialisé d'abord dans la recherche nucléaire au Commissaiat à l'Energie atomique de Saclay, puis orienté vers la physique théorique fondamentale, conférencier international, père d'une nouvelle discipline scientifique désignée comme la Psychophysique qu'il enseigne aux Universités de Stanford, Yale, Montréal et Paris. Auteur de très nombreux ouvrages de physique (dont Théorie de la relativité complexe, Albin Michel, Paris, 1977 et L'Esprit de la relativité complexe, Albin Michel, Paris, 1983) et de philosophie scientifique (dont L'Homme à sa découverte, Seuil, Paris, 1963; Les Conceptions de l'Univers depuis 25 siècles, Hachette, Paris, 1970; L'Esprit, cet inconnu, Albin Michel, Paris, 1977; J'ai vécu 15 milliards d'années, Albin Michel, Paris, 1983).
(10) The Mayan Factor, path beyond technology, José Argelles, Bear & Co., Santa Fé, 1987.Maya Cosmogenesis 2012, John Mayor Jenkins, Bear & Co., Santa Fé, 1998.
(11) Sri Aurobindo (1872-1950), d'abord avocat, puis philosophe indien né à Calcutta. Fondateur de l'ashram d'Auroville près de Pondichéry. Sa compagne d'origine fran‡aise, connue sous le nom de Mère, explora pendant plus de 23 ans la conscience cellulaire du corps (voir L'agenda de Mère 1950-1973, recueilli par Satprem, publié en cinq volumes à l'Institut de Recherches Evolutives, Paris; voir également les ouvrages de Satprem, dont Sri Aurobindo ou l'aventure de la conscience, Buchet-Castel, Paris, 1964 et Mère: 1 - Le matérialisme divin, II - L'espèce nouvelle, III - La mutation de la mort, Robert Laffont, Paris, 1977.
(12) Source: Giorgio Dal Ben, Conselho Indigena de Roraima, Boa Vista, Brazil.
(13) Idem.
(14) Pour en savoir plus: http://www.selidaire.org/pgacc.html.
(15) Pierre Rabhi, né à Kenadsa près de Béchar (Algérie) en 1938, émigre à Paris en 1958 et retourne à la terre (Cévennes) en 1961. Chargé de formation à l'agro-écologie par le CEFRA (Centre d'études et de formation rurales appliquées). Expert international dans la lutte contre la désertification et pour la sécurité alimentaire des populations (en 1981, se rend au Burkina Faso à la demande du gouvernement, avec le soutien du CRIAD-Centre de relations internationales entre agriculteurs pour le développement). En 1988 création du CIEPAD (Carrefour International d'Echanges de Pratiques Appliqués au Développement): mise en place d'un module optimisé de production alimentaire familiale, de programmes de sensibilisation et de formation, lancement de nombreuses actions de développement (Maroc, Palestine, Algérie, Tunisie, Sénégal, Togo, Bénin, Mauritanie, Pologne, Ukraine). Depuis 1994 lancement du mouvement Oasis en tous lieux répondant à la nécessité d'une alternative à l'impasse écologique et économique actuelle. Auteur de Du Sahara aux Cévennes (ou la reconquête du songe), Albin Michel, Paris, 1984; Le gardien du feu, Candide, Ardèche, 1985; L'offrande au crépuscule, Candide, Ardèche, 1989 (Prix des Sciences sociales agricoles, Ministère de l'Agriculture 1989); Le recours à la terre, Terre du Ciel, Lyon, 1995; Parole de Terre, Albin Michel, Paris, 1996; Manifeste pour des Oasis en tous lieux (ouvrage collectif), Oasis en tous lieux, Le Vignal, 07230 Lablachère, tél/fax 0033/(0)4.75.36.64.01.
(16) Guylaine Lanctôt, docteur en médecine, a exercé son métier pendant presque 30 ans en France, aux Etats-Unis et au Canada. En 1995 elle refuse publiquement de continuer à pratiquer sa profession de "médecin soumis" et signe une "Déclaration du Médecin libre", ceci à la suite de son procès devant le Comité de discipline du Collège des médecins du Québec. Elle anime des ateliers de Transformation socio-politique et donne des conférences au Canada, aux Etats-Unis et en Europe. Auteur de La Mafia médicale, Voici la Clef, Waterloo, Québec, 1994. A lire aussi Le Procès de la Mafia médicale, Joachim Schafer, Voici la Clef, Waterloo, Québec, 1997 (BP 113, Coaticook, Québec, Canada, J1A 2S8).
(17) Sathya Sai Speaks volume I - XXIII, Sathyam Sivam Sundaram Part I -IV, Summer Showers in Brindavan 1972-1993, et de nombreuses autres publications par Sathya Sai Baba, Sri Sathya Sai Books and Publications Trust, Prashaanthi Nilayam, India; Dans les pas du Seigneur, Michel et Gisèle Coquet; la Vie de Sathya Sai Baba, les années 1926-1962, N. Kasturi, La Voie de la Méditation, Sathya Sai Baba, Editions Sathya Sai France, Moulins; Un Prêtre rencontre Sai Baba, Don Mario Mattoleni, Ed. Amrita et l'Or du Temps, Paris;Sanathana Sarathi; mensuel, éditeur V.K. Narasimhan, Prasanthi Nilayam.